Par nécessité, obligation légale ou simple volonté d’agir, les questions environnementales rythment désormais la vie de nombreux secteurs d’activité, avec pour dénominateur commun principal l’innovation technologique.

Quand on parle du secteur de l’Environnement, on a souvent du mal à en dessiner les contours. Et pour cause : les questions environnementales font parties intégrantes du BTP, du Transport et de la Logistique, mais aussi du Tourisme, de l’Agriculture, du Numérique… Chaque secteur s’empare du sujet en mettant en avant de nouvelles technologies, au service d’un impact écologique réduit.

Le Transport et les carburants propres

Si l’on vous demande de citer quelque chose de polluant, vous allez probablement penser aux transports. Mais c’est aussi l’un des secteurs pour lequel on entend le plus parler d’innovations en faveur de l’environnement.
Plus que le transport en lui-même, c’est surtout son carburant qui va changer la donne. Aujourd’hui, il doit être le plus « propre » possible. En janvier 2018, l’Australie lançait le premier train 100 % solaire au monde. Avec ses panneaux solaires sur le toit, le « Red Rattler » parcourt 3 km en 7 minutes. Si la technologie est séduisante sur le papier, elle reste encore inadaptée aux longs trajets, qui obligerait le train à s’arrêter de nombreuses fois pour se recharger.

Le train solaire en Australie

L’Agriculture et les éco-serres

Autre secteur d’activité qui fait la part belle à la question de l’environnement, l’Agriculture est de plus en plus tournée vers l’écologie, assistée par des technologies de pointe.

Alors que des consommateur.rice.s pestent en trouvant des fruits et légumes « hors saison » sur les étals (ex : des fraises en décembre), c’est pourtant ce vers quoi tend l’agriculture de demain, mais sans aucun produit chimique. Comment ? Avec d’immenses éco-serres qui s’affranchissent des conditions climatiques les plus extrêmes, comme les déserts. Constituées de centaines de miroirs qui captent les rayons solaires, elles utilisent la chaleur acquise pour dessaler l’eau de mer servant à l’irrigation des cultures. L’énergie restante alimente tous les appareils nécessaires au fonctionnement de la serre.

Une éco-serre solaire australienne fonctionnant à l'eau de mer
Marseille n’est pas en reste avec « Smartseille » (îlot Allar), son quartier connecté, où des services d’e-conciergerie sont mis à disposition via une plate-forme numérique (pour prendre rendez-vous chez le coiffeur par exemple). Les places de stationnement sont mutualisées entre les habitants, les usagers des bureaux et les clients de l’hôtel présents dans le quartier, tandis que des véhicules électriques en auto-partage se réservent à l’avance par Internet. Quant à la dépollution du site, une ancienne usine de production de gaz, elle a été l’objet d’une expérimentation innovante : la mycoremédiation. Un procédé à base de champignons, qui absorbent le plomb et les hydrocarbures du sol, entre autres.

La Mode et le sursaut écologique

Cela peut sembler étonnant de prime abord, mais la Mode (comprendre : l’industrie textile) est la 2e industrie la plus polluante au monde, derrière la pétrochimie. Son impact environnemental est supérieur à celui des vols internationaux et du trafic maritime réunis. La faute à des matières premières synthétiques ou naturelles coûteuses en ressources (5 400 litres d’eau pour produire 1 kg de coton par exemple), des processus de confection faisant appel à des produits chimiques (teinture, additif pour la résistance des fibres…) et un cycle de vie du vêtement polluant (lavage fréquent avec des lessives nocives, rejet de particules…).

La prise de conscience est récente, mais la plupart des grandes marques cherchent désormais à limiter leur impact écologique, d’abord en le mesurant, ensuite en adoptant de nouvelles pratiques.

La palette de solutions est large : utilisation de matières premières bio et produites dans le cadre du label Commerce Équitable, acheminement par des transports plus écologiques, création de matières à partir de champignons ou en laboratoire, upcycling (vêtements créés à partir de chutes)…

En France, depuis 2017, les grandes entreprises françaises et internationales ont l’obligation d’établir et publier un plan de vigilance pour prévenir les risques de leurs activités en matière d’environnement (entre autres). Cette loi est une première dans le monde.

Les formations et les métiers passent au vert

Quel que soit le secteur d’activité, la prise en compte de l’environnement dans son métier (ou futur métier), c’est avant tout une prise de conscience qui doit commencer suffisamment tôt. Ainsi, la tendance dans les écoles supérieures est à la généralisation des cours sur le développement durable ou la responsabilité sociétale par exemple, et ce dans tous les parcours.

Quant aux métiers existants, ils se transforment pour intégrer une composante environnementale, en devenant « verdissants » ou « verts ». Parmi eux, deux tiers s’exercent dans des secteurs d’activité non liés à l’environnement : textile, digital, commerce, chimie, etc.

Si l’émergence de nouveaux métiers est une réalité (consultant.e en économie circulaire, coordinateur.rice en développement durable…), le secteur de l’Environnement est définitivement transversal.

L’objectif à long terme est véritablement de changer les mentalités dès l’entrée en formation et tout au long de sa carrière, afin de faire de la question écologique un socle commun sur lequel baser, au moins en partie, son quotidien professionnel.

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