D’ici 2050, 70% de la population mondiale, soit 6 milliards de personnes, vivront en ville. Les villes doivent donc se réaménager et faire place aux nouvelles innovations technologiques afin d’améliorer aux mieux la qualité de vie citadine.

Le concept de Smart City (ou ville intelligente) désigne une ville utilisant les technologies de l’information et de la communication pour améliorer la qualité des services urbains ou la qualité de vie de ses citoyen.ne.s. Ce nouveau mode de gestion des villes s’articule autour de 6 leviers : l’économie, la mobilité, le mode de vie, les citoyens, la gouvernance et l’environnement.

Aujourd’hui, plus de la moitié de la population mondiale vit en ville, et on estime qu’en 2050 ce chiffre atteindra 70% de la population mondiale. Les villes doivent optimiser leur organisation grâce aux nouvelles technologies, tout en prenant en compte le bien-être des citoyens.

Vers une ville verte et durable

L’enjeu écologique étant au cœur de l’actualité, il est donc important de proposer aux habitant.e.s de Smart Cities des innovations écologiques et durables. De nombreuses villes françaises ont déjà mis en place différentes initiatives pour devenir plus écologiques et économiques.

À Marseille, la ville utilise la géothermie marine pour climatiser des bâtiments du quartier Euroméditerranée. Cette innovation consiste à construire un réseau d’eau tempérée avec l’eau de mer pour chauffer ou rafraichir des bâtiments. La première boucle d’eau de mer, nommée Thassalia, est installée dans le Grand Port Maritime de Marseille et permet d’alimenter 500 000m2 de bâtiments. Ce dispositif a permis de réduire de 70% les émissions de gaz à effet de serre et de 65%  la consommation d’eau. La deuxième boucle, Massileo, alimente la ZAC Littorale et l’éco-quartier Smartseille. Grâce à cette boucle, 70 % de l’énergie du quartier est issue des énergies locales renouvelables.

La cité phocéenne souhaite aussi de renforcer la mobilité verte en développant des bus 100% électrique. Depuis 2016, la ligne 82/82S de la RTM (Régie des transports Métropolitains) fonctionne seulement à l’électricité, une première en France. L’objectif pour 2025 est de passer 100% des nouveaux véhicules en énergie non-fossile.

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Une ville où il fait bon vivre

Outre les progrès économiques et écologiques, la volonté des Smart Cities est principalement de proposer à leurs citoyen.ne.s une bonne qualité de vie.

Cela se fait d’une part via l’amélioration de la circulation. Dans les grandes agglomérations, 25% des embouteillages et 20 % des émissions de CO2 sont liés à la recherche de places de parking. Pour réduire ce problème de trafic, l’application Zenpark aide les automobilistes de nombreuses villes françaises à trouver plus rapidement une place de parking et leur donne aussi accès à des parkings inaccessibles au public (entreprises, hôtels, immeubles administratifs…) à des prix avantageux. L’application permet aussi aux utilisateur.rice.s de réserver une place de parking en avance et aussi de payer directement via leur smartphone.


Une ville agréable est aussi une ville propre. Les villes générant de plus en plus de déchets, les mairies doivent donc optimiser leur système de gestion des déchets pour le rendre plus intelligent. Par exemple, la ville d’Aix-en-Provence a équipé ses poubelles publiques de capteurs qui permettront d’informer en temps réel  si celles-ci sont vides ou pleines, et donc de mieux organiser le ramassage des ordures.

 

Enfin, Marseille a décidé de faire du littoral phocéen un territoire numérique d’innovation et d’expérimentation en équipant ses plages de mobiliers urbains connectés. Depuis 2017, les plages du 8ème arrondissement offrent aux Marseillais.e.s et aux vacancier.ère.s l’accès à une connexion WIFI gratuite, à des totems numériques permettant de consulter la cartographie, la météo ou l’agenda de la ville, et à un abribus photovoltaïque leur permettant de recharger leur téléphone portable.

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Les nouveaux métiers de la Smart City

Les nouvelles innovations qui découlent des Smart Cities vont entrainer des transformations pour de nombreux métiers mais aussi la création de nouvelles carrières, principalement dans les secteurs du numérique, du transport, de l’énergie et du BTP.

Tout d’abord, les mairies devront mobiliser un.e « gestionnaire de projet Smart City ». Cette personne aura pour mission de faire le lien entre les partenaires de la Smart City, et sera aussi en dialogue avec les différents prestataires. Ce métier nécessite donc des capacités managériales et une grande connaissance des outils connectés.

Les métiers de l’Internet des objets (en anglais Internet of Things, ou IoT) vont aussi se développer. Les villes auront besoin de conseiller.ère.s IoT, qui les guideront sur les différents outils connectés existants, et de designeur.euse.s IoT pour développer des objets connectés en fonction des besoins de la ville.

Les urbanistes et architectes d’intérieurs vont devoir intégrer l’éco-responsabilité à leurs pratiques professionnelles dans le but de réduire la consommation d’énergie de la ville et des habitant.e.s. Ces professionnel.le.s devront aussi prendre en compte la spécificité de la ville et les habitudes de vie des citoyen.ne.s  afin de proposer des solutions adaptées à son territoire.

Enfin, la ville connectée de demain aura besoin de protéger les données des citoyen.ne.s, c’est pourquoi le métier de responsable en cyber-sécurité sera fortement demandé par les administrations locales.

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Smartseille et son Smart Port

Dans le but rendre la cité phocéenne plus durable et active, la Ville de Marseille, l’établissement public d’aménagement Euroméditerranée et la société Eiffage ont décidé de bâtir une Eco-cité au cœur du 15ème arrondissement de Marseille. Baptisé Smartseille, ce projet immobilier de 58 000 m2 a pour volonté de devenir le premier éco-quartier de Marseille en alliant logements, bureaux et commerces.

L’objectif est de créer un quartier connecté et innovant tout en s’adaptant au mode de vie et au climat marseillais. Plusieurs innovations ont donc été pensées pour améliorer au mieux la vie des habitant.e.s de Smartseille. Tout d’abord, le quartier se veut éco-responsable et permet à tous de réduire jusqu’à 30% leur consommation d’énergie grâce à une boucle de thalassothermie. Cette « boucle à eau de mer » portera à 70 % le taux de contribution des énergies locales renouvelables au chauffage et au rafraichissement des bâtiments du quartier.

Concernant la mobilité, les places de parking sont mutualisées entre les travailleur.euse.s qui les occuperont pendant la journée tandis que les habitant.e.s du quartier les utiliseront durant la nuit. Des voitures électriques en auto-partages sont aussi mises à disposition.

À deux pas du quartier Smartseille, le Grand Port Maritime de Marseille-Fos a lui aussi l’ambition d’intégrer les innovations numériques dans ses pratiques afin d’évoluer en Smart Port. Cette transformation s’articule autour de trois axes : travailler sur la dématérialisation et digitalisation des services pour favoriser et fluidifier le passage de marchandises, favoriser l’innovation énergétique et devenir un port plus éco-responsable, et créer de nouvelles filières économiques autour des réseaux de câbles sous-marins qui arrivent à Marseille.

Dans la continuité de ces deux projets, un deuxième éco-quartier, nommé Les Fabriques verra le jour en 2022 dans le quartier la Cabucelle du le 15ème arrondissement de la ville.

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