Et si votre prochain collègue était un robot ? Découvrez le cobot, ce robot collaboratif qui vient partager les tâches des Hommes.

La robotique a été un réel tournant pour le secteur industriel. Aujourd’hui, les robots  font partie intégrante du paysage industriel. Mais avec le rapide développement de la robotique industrielle, vous pensez surement que l’industrie du futur sera constituée uniquement de robots autonomes qui remplaceront les humains ? Et bien détrompez-vous, car l’heure est à la cobotique !

La cobotique, quésaco ?

Issus de la contraction « coopération » et « robotique », la cobotique désigne cette catégorie de robots non-autonomes qui sont dédiés à la manipulation d’objets en collaboration avec l’humain. Ces robots collaboratifs accompagnent en direct le geste de l’opérateur.rice afin de manipuler en toute sécurité des pièces chaudes, lourdes ou encombrantes, ou au contraire trop petites pour être saisies naturellement. Leur utilité est de simplifier les tâches difficiles et pénibles pour l’opérateur.rice, et surtout d’éviter des accidents de travail ou le développement de troubles musculosquelettiques souvent liés à ces tâches répétitives et pénibles.

 

Dans le secteur industriel, les cobots sont partout : aéronautique, transport terrestre, construction navale, agro-alimentaire… Ils permettent ainsi de développer des environnements plus efficaces, de minimiser le temps et la surface utilisée tout en maximisant l’aisance et la productivité. Il ne faut donc pas voir le cobot comme un remplacement de l’humain, mais simplement comme une valeur ajoutée !

Le cobot assiste l'opérateur humain sans le remplacer (source : Usine Nouvelle)

Un marché en pleine expansion

Si les cobots représentaient, en 2018, une faible part des robots industriels français avec seulement 14 000 cobots sur les 422 000 robots industriels déployés  (soit 3,3%),  le marché de la cobotique connait actuellement une croissance rapide. Ce marché, qui avait déjà rencontré une forte augmentation de ventes entre 2016 et 2017 (+80%), pourrait passer de 284 millions de dollars à plus de 5 milliards de chiffre d’affaires mondial en 2023, selon le cabinet d’études BIS Research.

Avant même que n’éclate la pandémie de Covid-19, les cobots faisaient déjà partie des segments de la robotique industrielle qui enregistraient le développement le plus fulgurant, avec une croissance annuelle de 60%.

Et les cobots se sont révélés être de réels alliés pendant cette pandémie. En effet, ils ont permis aux employé.e.s d’usine de continuer à travailler individuellement en respectant les distanciations sociales.

En France, les grands groupes industriels (Safran, Vinci, Airbus, …) se tournent de plus en plus vers la cobotique. Et les PME sont aussi séduites par ces robots peu encombrants, faciles à programmer, polyvalents, économiques et utiles dans de nombreux secteurs

Source : mydigitalweek.com

Les métiers de la cobotique

Qui dit marché en pleine expansion, dit création d’emplois et demande de main d’œuvre. C’est pourquoi les professionnel.le.s de la cobotique sont de plus en plus recherché.e.s : développeur.euse.s, technicien.ne.s, électromécanicien.ne.s et surtout ingénieur.e.s. Leur mission ? Concevoir les robots collaboratifs en répondant aux besoins et spécificités du client. Le processus de fabrication d’un cobot se fait en trois étapes : observation sur site pour comprendre la problématique du client, rédaction avec le client d’un cahier des charges et enfin, modélisation en 3D du cobot, avant de passer au prototype et aux tests du produit. Pour exercer ce métier, il est recommandé d’avoir un diplôme d’ingénieur.e ou un bac +5 en robotique.

Et malgré un nombre encore limité d’offres d’emploi diffusées en France, une étude de l’APEC et le CESI effectuée en 2019  a nommé le métier d’Ingénieur.e cobotique comme l’un des 12 métiers de l’industrie du futur en émergence. La cobotique pourrait donc devenir la filière d’avenir de demain !

Source : buzzwebzine