Industries en région

L’industrie, un secteur aussi riche qu’il comporte de branches de métiers. Panorama sur ce secteur en région, besoins en recrutement et dispositifs d’aides à l’embauche.

De l’industrie pharmaceutique, en passant par l’agro-alimentaire, le nucléaire, la chimie ou encore l’industrie des énergies, le secteur de l’industrie, ou plutôt des industries, regroupe un très large panel de domaines d’activités et encore plus de métiers. En effet, on ne compte pas moins de 14 filières industrielles à ce jour.

À titre d’exemple, en Région Sud, l’industrie métallurgique regroupe plus de 3 800 salarié.e.s rien que sur le territoire d’Istres-Martigues quand on ne compte pas loin de 2 800 salarié.e.s sur Cannes-Antibes pour la filière de l’industrie chimique et près de 2 000 salarié.e.s pour l’industrie pharmaceutique aux alentours de Nice. Un secteur porteur pour la région avec de nombreux emplois créés chaque année.

Rien qu’en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, et selon l’étude de l’Observatoire Régional de l’Emploi sur les métiers porteurs de la région en 2019, on ne recensait déjà pas moins de 18 200 établissements pour 136 300 emplois salariés.

Zoom sur le secteur

Comme pour l’ensemble des secteurs d’activité, celui de l’industrie a dû s’adapter face à la crise sanitaire, avec certaines filières plus impactées que d’autres, et voir pour certaines un impact direct sur la chaîne de production.

Alors que la filière sidérurgie a vu son activité impactée, à contrario, le secteur de l’agro-alimentaire ne s’est jamais aussi bien porté, de même que pour la pétrochimie. De la même manière, le secteur de l’aéronautique n’est pas parmi les plus impactés, l’activité ayant perdurer durant toute cette crise. À Martigues, où la conception concerne notamment les airbus hélicoptères utilisés par l’armée, la demande et le besoin sont restés constants malgré le contexte.

À contexte exceptionnel mesure exceptionnelle, concernant cette fois la filière sidérurgie, avec la fermeture durant le 1er confinement 2020 d’un haut fourneau sur les deux du site ArcelorMittal à Fos-sur-mer près de Marseille. Fait véritablement exceptionnel et qui ne s’était jamais produit jusque-là ! À ce jour, l’activité a repris son cours comme auparavant avec le bon fonctionnement des deux hauts fourneaux et un besoin en recrutement actuel important, avec une centaine de postes à pourvoir d’ici la fin 2021, notamment sur les métiers de technicien.ne.s de maintenance, électricien.ne.s, mécanicien.ne.s, etc.

Au final, on est désormais sur une industrie qui reprend le dessus, avec un retour à la situation avant crise, comme si celle-ci n’avait jamais eu lieu. Une reprise d’activité également rendue possible de par les nombreuses aides déployées afin de promouvoir l’emploi dans ce secteur.

Une jeune femme travaille sur ordinateur
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Objectif emploi sur le territoire

Situation oblige, le Gouvernement a déployé le plan France relance afin de « redresser rapidement et durablement l’économie française ». Ce plan de relance s’adresse tant aux particuliers qu’aux entreprises, aux collectivités locales ou aux administrations. On retrouve par exemple le plan #1jeune1solution, un projet qui s’adresse aux jeunes ayant quitté le cadre scolaire afin de travailler conjointement sur la valorisation de leurs compétences et la découverte des métiers dans une optique de retour à l’emploi.

Dans la même optique, sur chaque région a été développé le PRIC, le Pacte Régional d’Investissement dans les Compétences, avec pour ambition sur 4 ans (2019-2022) de permettre aux personnes éloignées de l’emploi et/ou de bas niveaux de qualification d’être formées et accompagnées. Sur le territoire, la Région Sud œuvre pour le recrutement comme avec le projet Quali’futur porté par la Maison De l’Emploi de Marseille. À destination de toutes et tous et porté en collaboration avec les entreprises du territoire, ce projet a à cœur de faire découvrir le secteur de l’industrie au grand public et à recruter de nouveaux talents. Un dispositif pas uniquement de recrutement mais aussi de formation puisqu’il s’agit d’un parcours d’immersion imaginé sur 2 mois et demi afin de préparer son entrée dans le secteur.

Côté entreprises ces dernières années, de nombreuses aides financières déployées pour les encourager tant à se moderniser, qu’à entamer une transition numérique ou développer leur activité, mais également pour favoriser le recrutement et développer l’emploi en région. Des aides donc à destination des entreprises mais également des demandeur.euse.s d’emploi de par leur utilité et utilisation.

Développée dans le cadre du contexte sanitaire actuelle, l’aide FNE-Formation a été imaginée pour répondre aux besoins des entreprises en activité partielle ou en difficulté par la prise en charge de coûts pédagogiques. A été mise en place également, une allocation, versée à l’entreprise, pour un maintien des salaires pour les entreprises dont l’activité est interrompue ou tout du moins restreinte. Si l’activité partielle est prolongée et dépasse une certaine durée, l’aide APLD (Activité Partielle de Longue Durée) d’un montant égal à 60% de la rémunération horaire brute du.de la salarié.e peut être perçue pour apporter un soutien économique complémentaire.

Parmi les aides existantes, on retrouve également celle à l’embauche pour les travailleurs handicapés. En vigueur jusqu’à la fin de ce mois de juin 2021, elle s’adresse à tout type d’entreprise ou d’association, sans limite de taille, et s’élève jusqu’à 4 000€ par an pour le recrutement d’une personne en situation de handicap, en CDI, CDI intérimaire ou CDD de trois mois minimums. Une aide complémentaire peut également être versée par l’Agefiph.

Valorisés ces dernières années, les contrats d’alternance bénéficient également de moyens financiers afin d’accompagner les entreprises de la région dans cette démarche. Si les entreprises de moins de 250 salarié.e.s ne sont pas soumises à condition, concernant celles de plus grande taille, les contrats doivent avoir été signés après le 1er juillet 2020 pour que l’entreprise soit éligible. Et de la même manière, l’aide s’étend de 5 000 à 8 000€ selon le profil de la personne recrutée.

De nombreuses aides donc, afin de pérenniser et maintenir l’emploi voir de le développer et favoriser les recrutements sur le territoire.

Équipe de collègues discutant au bureau
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